Le statut épistémologique de la simulation
Voir l'édition de l'année 2003 en format PDF : Le statut épistémologique de la simulation et sur le site Rochebrune 2003
Le thème des journées 2003 :
De plus en plus dans l’étude des systèmes complexes naturels et artificiels, on fait appel à la simulation. Dans les domaines scientifiques, la simulation a évolué de la simple résolution numérique des équations à un véritable outil de théorisation appliqué à tous les domaines de la science de la physique à la sociologie. L’objectif de ces journées est d’interroger la nature de cette pratique qui est relativement nouvelle en science même si on peut s’interroger sur son ancienneté en général, des mythes à la littérature, y compris la science-fiction. De nombreuses questions se posent :
· Que couvre la simulation ? Des équations différentielles aux simulations individus-centrées en passant par les modèles à compartiments et les automates cellulaires : quand est-ce que l’on peut parler vraiment de simulation ? Quels genres de systèmes adresse la simulation ? Que prennent en compte ou pas les différentes approches ? En quoi la simulation est la seule possibilité ou quelle est sa complémentarité à d’autres théorisations ?
· Quels sont les usages de la simulation ? De la compréhension des phénomènes à l’aide à la décision, avons-nous affaire aux mêmes types de simulation et comment s’articulent-ils ? Jusqu’où comprendre l’aide à la décision ? Qu’en est-il de son usage heuristique, c’est-à-dire comme aide à la découverte scientifique ?
· En ce qui concerne la simulation pour comprendre, en quoi la simulation peut-elle ou pas être considérée comme une théorie scientifique à part entière ? Si c’est le cas, pourquoi ? Si ce n’est pas le cas, à quelle condition en serait-elle une ? Toute simulation requiert une description des processus à dérouler : cette description a-t-elle le statut de modèle ?
· En ce qui concerne la simulation comme aide à la décision, qu’apporte la simulation dans les dynamiques décisionnelles collectives ? Quelles sont les conditions sous lesquelles la simulation constitue un support adéquat ? Qu’en est-il de sa neutralité ou non-neutralité ? Quelle articulation avec la simulation pour comprendre ? Quel rôle de la simulation pour l'aide à la décision dans les processus d'ingénierie de systèmes ? Quelles économies d'échelle pouvant être apportées par l'utilisation de la simulation pour l'aide à la décision, par rapport à des prototypages non virtuels, ou des essais grandeur nature ? Qu’en est-il de la vérification, validation et accréditation des simulations (problème de la confiance à accorder, de la fiabilité d'une simulation, etc.) ?
· Les simulations citées précédemment font implicitement référence aux simulations informatiques ? Quelle articulation avec d’autres formes de simulation que ce soit la science fiction, les représentations rituelles ou théatrales, les dynamiques de groupe ? Peut-on et à quelles conditions, les considérer comme des simulations ?
Infos pratiques
Qu’est-ce que Rochebrune ?
Ce n’est pas par hasard que Rochebrune est essentiellement un lieu. Hors de toutes contraintes institutionnelles, Rochebrune est le lieu du doute et donc du questionnement de nos pratiques scientifiques en prise avec les systèmes complexes du physique au social. C’est, de ce fait, un lieu privilégié du dialogue interdisciplinaire qui permet à chacun d’ouvrir ses perspectives en interaction soutenue avec les autres. Ceci ne peut se faire que dans un lieu physique approprié et depuis 1992, il s’agit d’un chalet isolé et chaleureux qui nous accueille au sommet des pistes de Megève (Haute-Savoie, http://www.idiap.ch/~glotin/chalet.html) créant ainsi le vase clos indispensable à l’alchimie du dialogue.
Inscription :
En cas de paiement après le 1er Décembre majoration de 50 Euros.
Fermeture des inscriptions le 15 Janvier 2003.
Membres de l'AFIA ou de l'ARCo : 450 Euros
Autres : 500 Euros
Bon de commande : supplément de 50 Euros.
Les frais d'inscriptions couvrent l'inscription aux journées, les actes, le logement et les repas au chalet de haute-montagne de Rochebrune, ainsi que diverses activités alpines.
Les chèques ou bons de commande sont à établir au nom de l'ECAL. Le versement doit être envoyé à:
Thierry Fuhs
ECAL
5, rue Carnot
F-93100 Montreuil
L'inscription est à envoyer par Email, fax ou lettre à :
Jean-Pierre Müller
CIRAD TA 60/15
73 avenue Jean-François Breton
F-34398 Montpellier cedex 5
fax : +33 4 67 59 38 27
e-mail : jean-pierre.muller@cirad.fr
Indiquer vos nom, prénom, adresse, tél, fax, e-mail, institution.
Indiquer également :
- sujet de recherche
- publications et argumentation de la contribution possible au sujet du séminaire
Cette dernière information est indispensable pour sélectionner les personnes qui viendront qui seront classées par pertinence puis ordre d'arrivée. Le chèque ou le bon de commande sera retourné sans frais pour les personnes non sélectionnées.
Comité de programme
Pierre Beust (GREYC, Caen)
Jacques Blanc-Talon (ECTA, Arcueil)
Danièle Bourcier (MSH, Paris)
Guillaume Deffuant (CEMAGREF, Clermont-Ferrand)
Alexis Drogoul (LIP6, Paris)
Wolf-Dieter Eberwein (WZB, Berlin)
Hervé Glotin (ERSS, Toulouse)
Dominique Luzeaux (ECTA, Arcueil)
Jean-Pierre Müller (CIRAD, Montpellier), Président
Anne Nicolle (GREYC, Caen)
Christophe Parisse (INSERM, Paris)
Francis Rousseaux (IRCAM, Paris)
Miriam Scaglione (EHL, Lausanne)
Christiane Weber (Image&Ville, Strasbourg)
Gérard Weisbuch (ENS, Paris)
Comité d’organisation
Guillaume Deffuant (CEMAGREF, Clermont-Ferrand), Réservateur
Jean-Louis Desalles (ENST, Paris), Editeur
Thierry Fuhs (Hightel, Paris), Trésorier
Hervé Glotin (ERSS, Toulouse), Site Web
Jean-Pierre Müller (CIRAD, Montpellier), Président