Complexité et transitions

Thème

La 32ᵉ édition des journées de Rochebrune aura lieu du 13 au 16 avril 2026 autour du thème : Complexité et transitions


Comment penser les transitions et prendre en compte les incertitudes qui en découlent ? Comment les systèmes complexes éclairent-ils les transitions ? Quels outils interdisciplinaires peuvent nous aider à penser la complexité des phénomènes sous-jacents ? Comment sont formalisées et décrites les transitions dans le champ des systèmes complexes ?


C’est autour de ces questions que se déroulera la 32ᵉ édition des journées de Rochebrune, une semaine de rencontres scientifiques dédiée aux chercheurs mobilisés sur ces thématiques. Le concept de transition y sera interrogé sous ses différentes manifestations (physiques, sociales, géographiques, linguistiques, biologiques, mathématiques), dans les systèmes complexes naturels et artificiels : transitions de phase, états instables, états de transition, incertitude, déterminisme et prédictibilité, anticipation et modélisation, adaptation et coordination, ruptures et trajectoires…


Depuis leur création en 1992, les journées de Rochebrune se sont toujours affirmées comme un lieu de recherche hors de toute contrainte institutionnelle. Les journées se déroulent en un lieu unique, en vase clos, sur une semaine, où sont favorisés les échanges et les discussions pendant les conférences mais aussi en marge du programme. C’est un espace qui encourage le questionnement de nos pratiques scientifiques en prise avec le s systèmes complexes du physique au social, naturels ou artificiels.


Cette semaine se veut un espace de dialogue interdisciplinaire et de recherche collective qui permet à chacun d’ouvrir ses perspectives en interaction soutenue avec les autres. Nous vous invitons donc à partager vos recherches, vos idées et à enrichir une réflexion commune autour des systèmes en transition. La finalité n’est pas seulement de produire une réflexion, mais également de permettre à chacun de se former et se confronter à l’interdisciplinarité elle-même. Les journées sont donc pensées comme une semaine de formation, organisée autour d’un thème fédérateur servant de support à la mise en œuvre de l’interdisciplinarité et au déploiement d’une pensée de la complexité.


Programme

Programme provisoire, susceptible d'évoluer.


Lundi 13 avril

10h00-12h30

  1. Accueil, Tour de table
  2. Introduction par Samuel Tronçon – Netlab


14h30-17h30

  1. Modéliser les controverses écologiques avec l'argumentation abstraite par Louise Dupuis
  2. Apprendre pour la transition. Un modèle de circulation de connaissances dans un marché de plein vent. Par Victorien Barbet, Yuna Chiffoleau – INRAE, Juliette Rouchier – CNRS


Mardi 14 avril

9h30-12h30

  1. Quelles "transitions" entre des transitions dans un discours, et des transitions dans des systèmes physiques ? Par Pierre Livet – Université d'Aix-Marseille
  2. Transition de phase dans les dynamiques sociales, par Samuel Tronçon – Netlab


14h30-17h30

  1. Cosmologies, un dialogue entre les mondes et leurs représentations, par Caspar Noyons – artiste plasticien (invité)


Mercredi 15 avril

9h30-12h30

  1. Récits chinois sur une IA responsable au service de la transition écologique : à la conquête des imaginaires technologiques, par Elodie René – Netlab
  2. De l'infrastructure sociale de protection aux mécanismes algorithmiques de sélection, par Xuan Zhang – Université d'Aix-Marseille


14h30-17h30

  1. Outiller un processus de négociation, par Daniel Galarreta – retraité du CNES et Vincent Holley – Geeglee
  2. Prendre des décisions dans un système complexe en tant que processus créatif. Une interprétation sémiotique du processus décisionnel. Par Daniel Galarreta – retraité du CNES


Jeudi 16 avril

9h30-12h30

  1. Équilibres et transitions dans l'orientation du regard : enseignements de la Neurophysiologie, par Laurent Goffart – CNRS
  2. Épistémiologie des modèles & sciences de la complexité, par Jeremy Attard – Université d'Aix-Marseille


14h30-17h30

  1. Quelles meilleures pratiques en contexte de transition forte ? par Serge Diebolt – Université Paris-Saclay
  2. Table ronde